Décompte souvenirs #1: Angleterre

30 jours avant le grand départ...


Dans le cadre de mon décompte officiel avant mon grand départ à Zurich, je me suis dis, pourquoi pas profiter de l'occasion pour vous révéler un souvenir ou une anecdote de voyage chaque semaine? Cela me donne à la fois l'opportunité de conserver ici mes mémoires.


J'ai décidé de débuter avec mes impressions sur non seulement partir seule en voyage à l'étranger, mais aussi de ma première fois en avion. En 2002, le contexte technologique n'était pas tout à fait le même qu'aujourd'hui, comme par exemple, l'accessibilité à un wifi à chaque coin de rue.


L'Angleterre




Je m'en souviendrais toujours comme si c'était hier! L'année qui précède mon 1er voyage en avion, soit en 2001, j'en était à ma dernière année d'études en Arts et Lettres au Collège Shawinigan et je rêvais d'une expérience de l'autre côté de l'océan...le continent européen me faisait de l'oeil depuis quelques années. Comme je n'avais encore aucune idée quelle genre de carrière ou études universitaires faire à ce moment, j'ai décidé de m'inscrire au programme Le Monde Au Pair, qui permettait à l'époque de soit garder des enfants dans une famille à l'étranger, aller travailler dans une ferme ou encore d'être sous contrat de 6 mois dans un hôtel en Angleterre. J'ai choisi la 3ème option, qui me semblait la plus intéressante

côté expérience professionnelle et à la fois d'améliorer mon anglais, tout en me donnant l'occasion de découvrir la culture britannique et de visiter d'autres pays durant les fins de semaines.


J'ai passé avec succès, une entrevue téléphonique pour un poste de femme de chambre à l'hôtel 4 étoiles de la chaîne Paramount, autrefois appelé le Cheltenham Park Hotel (maintenant appelé DoubleTree by Hilton Cheltenham). Dès que j'ai reçu l'acceptation que j'étais sélectionnée, j'ai mis de côté l'argent nécessaire, avec mon emploi de caissière au dépanneur Couche-Tard pour l'obtention de 1er mon billet d'avion, mon tout premier passeport ainsi que le montant de subsistance minimal requis pour l'obtention de mon visa de travail, le fameux sésame appelé ''working holiday Visa''. J'étais plus motivé que jamais à travailler à la sueur de mon front pour réaliser mon but et finaliser mes derniers cours d'études collégiales...Pendant un moment, j'ai eu peur que mes plans tombent à l'eau dû au 11 septembre 2001, une date fatidique où il y a eu les fameux attentats historiques à New York. Toute la planète était soudainement en alerte et les autres pays européens, dont l'Angleterre, était maintenant sous menace d'attentat terroriste.


Heureusement, il n'y a pas eu d'événements en lien avec la destination choisie et j'ai été en mesure de partir le 5 octobre 2002 à l'aéroport de Mirabel, à bord de Air Transat, où jadis transitaient les vols domestiques internationaux. Mes parents, mon frère, mes oncles, mes tantes et mon cousin étaient présents pour venir me porter à l'aéroport et me souhaiter bon voyage!





Je n'avais pas peur de prendre l'avion comme tel, mais j'avais une soudaine peur de l'inconnu, de ce qui m'attendait de l'autre côté de l'océan après l'atterissage. Est-ce que j'allais être en mesure de savoir où aller? Allais-je être capable de demander de l'aide en anglais à des étrangers si j'étais complètement perdue? À l'époque, je n'avais pas de cellulaire, ni d'accès internet. Avant de partir, J'avais pris soin de faire imprimer mon itinéraire de Google Maps et révisé le tout soigneusement, afin d'être en mesure de me rendre jusqu'à l'hôtel, qui était situé dans la région des Costwolds dans le Gloucestershire, à partir de l'aéroport de Gatwick. Dans l'avion, j'avais comme voisin de siège, un homme d'affaires britannique avec qui j'ai brièvement discuté à l'effet que c'était ma toute première fois à voyager seule à l'extérieur du pays. Il m'a confié sa carte d'affaires et m'avait dit de ne pas hésiter à le joindre si jamais il y avait des problèmes et que j'avais besoin d'aide...cela m'a grandement rassurée de savoir qu'il existe des inconnus croisés par hasard sur votre chemin, qui sont toujours prêt à vous donner un coup de main, car ils connaissent le stress d'avoir à débrouiller seul dans un nouveau pays. C'est aussi à ce moment où on apprend à développer son instinct fasse au danger et à qui faire confiance ou non.


Lorsque je suis sortie de l'avion, je n'ai pas eu trop de difficulté à récupérer mes valises et ensuite aller rejoindre la bonne file pour faire étamper mon visa de travail à l'immigration. J'ai réussi sans trop de problème, à me rendre au centre-ville de Londres pour rejoindre le terminus où se trouve le Tube, le célèbre réseau de métro Londonien. Sauf que par la suite, c'est là que j'ai vécu un léger moment de panique et en état de fatigue dû au ''jet lag'', ne sachant pas vraiment à quelle station me diriger pour aller prendre l'autobus qui allait m'apporter à l'hôtel de Cheltenham. J'ai tourné en rond, trompé de station et j'ai finalement eu le courage de demander mon chemin à un couple de touristes américains qui connaissait heureusement le fonctionnement des lignes du réseau! J'ai finalement réussi à prendre de justesse, le tout dernier autobus de la journée qui allait m'amener à destination...ouff! quel soulagement. Le trajet si je me souviens bien, était d'au moins 1h30 minutes à surveiller à quel arrêt descendre de l'autobus. À cette époque, il n'y avait pas d'indication ou de panneau électronique...ni de cellulaire avec GPS pour savoir où on est rendu, il fallait demander au chauffeur automatiquement ou aux gens locaux pour être certain où débarquer! Arrivée à l'hôtel, même s'il était tard en soirée, le concierge m'a accueillit au lobby avec un grand sourire, m'a montré ma chambre où j'allais habiter et même pris le temps d'aller me présenter au reste du groupe de québécois qui était sous le même contrat que moi...ma longue journée était terminée et je pouvais enfin me reposer, avant d'aller récupérer mon uniforme et signer les documents d'usage pour débuter mon nouvel emploi.



Durant ces 6 mois, j'ai eu la chance de travailler quelques fois comme serveuse au restaurant de l'hôtel et aussi à quelques événements de banquets pour des mariages, question de me faire un peu plus d'argent de poche, dans le but d'explorer le pays et

aller au-delà des frontières britanniques. C'est aussi la période de ma vie où je sortais presque tous les soirs dans les pubs et ensuite enchaîné le Club populaire en ville...Mes ''nights life'' étaient remplies de danses sur de la brit pop de l'heure ou de l'électro, de vodka orange et de vodka blues (c'est similaire aux vodka Smirnoff ice ici au Canada)! J'ai aussi pu faire des voyages avec mes collègues québécois à Torquai ou encore de visiter la première fois de ma vie Paris (France), Amsterdam (Hollande) et Bruxelles (Belgique) à 2 reprises. J'ai aussi appris à apprécier la pluie et à vivre avec un parapluie toujours à porté de main (ça devient pratiquement ton meilleur ami!!), car le matin il fait beau et l'après-midi c'est pluvieux...à bien y penser, j'appréciais davantage la température tempérée que la neige et le froid du Québec! J'ai toujours pensé que l'angleterre avait un petit vibe de romantisme mélancolique, mais donne un certain charme poétique unique dans sa légendaire grisaille...isn't it?




Après mon contrat de travail terminé, j'avais décidé de retourner chez mes parents, mais ce n'était pas pour bien longtemps...non seulement j'avais eu la piqure du voyage et de repartir, mais aussi de quitter le nid familial pour aller vivre dans la grande ville de Montréal.



Prochaine destination décompte souvenirs:

BERLIN




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